Actualités législatives et conventionnelles

  • la mise à niveau de la consultation G à 30€ dès cette année et sans conditions
  • l’augmentation des forfaits médecin traitant
  • la création de la GL, consultation longue du médecin traitant, même si son champ reste à élargir par avenants (comme l’Assurance Maladie l’a elle-même déclaré publiquement)
  • le respect du parcours de soins







  •  Rôle du médecin traitant et mise à niveau de sa rémunération
  •  Attractivité de la fonction médecin traitant
  •  Accès aux soins pour les patients
  •  Mise en place des Equipes de Soins Spécialisées (ESS) dans le cadre du parcours de soins pour faciliter la prise de RDV pour les patients en ayant réellement besoin
  •  Pertinence des prescriptions
  •  S’agit-il de la fin du médecin traitant ? du système conventionnel ?
  •  A-t-on mesuré l’impact sur l’aggravation inévitable de l’accès aux soins par embouteillage des RDV des autres spécialités avec dégradation de la santé ?
  •  Quid des Equipes de Soins Spécialisées qui, dans ce contexte, n’ont plus de sens ?
  •  Faut-il chercher à faire des économies, si l’Etat ouvre les vannes et répond de façon désordonnée à la demande de soins et non aux besoins de soins ?









  • Mise à niveau de la consultation de base de toutes les spécialités pour tenir compte de l’inflation. En rappelant que la MCS comme la MCG sont des majorations et n’en font pas partie puisque leur application est conditionnelle.
  • Attractivité de la fonction « Médecin traitant » en s’appuyant sur le FPMT, et sur une consultation longue à l’image de la visite longue du médecin traitant, afin d’inciter les jeunes à s’installer et les autres à continuer à assumer cette activité qui, si elle donne tout son sens à notre métier est néanmoins particulièrement pesante en terme de charge de travail et de charge mentale.
  • Ne pas oublier les revalorisations des visites et l’actualisation de la MD et des IK.
  • Et réfléchir à nouveau sur les conditions de travail car il faut impérativement fluidifier et simplifier l’accès à un assistant médical, de la même façon qu’il convient de consolider et développer le dispositif Asalee qui a fait ses preuves depuis plus de 20 ans et qui est plébiscité par les 9850 médecins traitants qui adhèrent au dispositif.


A partir du 13 octobre, les généralistes fermeront leurs cabinets !
Une grève unitaire de tous les syndicats médicaux pour être enfin entendus
.

Depuis un an, les médecins généralistes subissent attaques incessantes, accusations injustes, contrôles sans fondement, proposition vexatoire de 1,50€ totalement insuffisante pour faire face à l’inflation, propositions de revalorisation sous contrainte.

STOP !

La santé des Français, qui préoccupe autant la population que les élus, mérite de vraies mesures et non des solutions populistes qui aggravent encore le problème en consommant du temps de médecin, comme les plateformes de téléconsultation.
Il est urgent d’ouvrir des négociations conventionnelles répondant aux questions de l’inflation, à l’équité entre la spécialité médecine générale et les autres spécialités, à l’attractivité de la fonction de médecin traitant. Il faut valoriser les actes et les suivis complexes grâce à la consultation longue du médecin traitant et à l’augmentation réelle du forfait médecin traitant.

Si tous les syndicats ne portent pas les mêmes revendications, qu’elles soient tarifaires (30€ ou 50€ ?) ou structurelles (qui d’autre que MG France réclame l’équité entre spécialités ?), tous mesurent l’importance d’une mobilisation massive pour faire bouger les lignes.

Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2024 entrera en discussion à l’Assemblée dans les prochaines semaines, avec une augmentation de l’ONDAM annoncée à 3,2%, inférieure à l’inflation. Et donc sans augmentation en euros constants. Il ne permettra pas de rattraper le retard pris face aux besoins de santé croissants d’une population qui vieillit. Entre 2000 et 2020, les plus de 80 ans sont passés de 2 millions à 4 millions et les plus de 65 ans ont augmenté de 50%.

La tentation d’inscrire dans la loi, en contournant le cadre conventionnel, des éléments qui cadrent notre exercice est grande. Nous nous y opposerons fermement car, même si la négociation conventionnelle est rude, il y a fort à parier que la défense des professionnels serait encore plus difficile par la loi.

Vous trouverez ci-dessous un lien de téléchargement du matériel de grève : des affiches et un slogan « en grève » à attacher à votre vêtement (sur le torse ou sur le bras) avec sparadrap / épingles à nourrice / patafix…
Ou à scotcher sur l’arrière de votre écran, sur la porte de votre cabinet…

Lien de téléchargement

Merci de vos retours d’action en région et département à l’adresse suivante :
services@mg-france.fr


Le règlement arbitral a été publié

Sans surprise, il est minimal et n’accorde que 1,50€ d’augmentation …

L’objectif de cette augmentation, sous le seuil de l’inflation, est d’inciter les syndicats à retourner rapidement négocier.

Mais il acte surtout une différence de tarif inacceptable entre les spécialités !

La médecine générale est une spécialité au même titre que les autres, il n’y a aucune raison que les tarifs des actes de base soient différents.

Or le règlement arbitral, suivant en cela la dernière présentation de l’Assurance-Maladie au cours des négos, considère que la valeur de la consultation de base du spécialiste de second recours est systématiquement C (23€) + MPC (3,50€) + MCS (5€)= 31,50 €.

On permet ainsi à toutes les spécialités d’inclure systématiquement cette MCS (« Majoration de Coordination Spécialiste ») ?

Toutes, sauf une. Devinez laquelle !

Les spécialistes en médecine générale que nous sommes ont pourtant une majoration équivalente (MCG)  que nous ne pouvons appliquer que lorsque le patient est hors résidence… Nous en avons donc un usage très limité. Et contrôlé !

L’équité de rémunération entre spécialités redevient un enjeu de premier plan pour la reconnaissance de notre rôle de médecin généraliste traitant !

Et une nouvelle ligne rouge …


MG France ne valide pas la convention médicale proposée par l’assurance maladie.

Le comité directeur de MG France s’est prononcé lors d’un vote en ligne, sur le texte de la convention, avec 100 % de NON, 0 % de oui et 0 % de NSP.
Ainsi, MG France, premier syndicat des généralistes, majoritaire, responsable et seul syndicat à pouvoir signer seul pour les médecins généralistes, refuse un texte qui conditionne la simple mise à niveau du tarif de leur acte de base à des contraintes supplémentaires.

Le gouvernement n’a pas compris le malaise de cette profession, dont les effectifs sont sinistrés, dont la charge de travail augmente par l’effet domino des départs successifs des collègues et que certains politiques imaginent pouvoir facilement remplacer par d’autres professionnels de santé, sous-entendant que cette profession n’a ni savoir-faire, ni compétences propres, ni rôle spécifique.

L’assurance maladie n’a pas mesuré le manque d’attractivité de cette spécialité médicale complexe, aux lourdes responsabilités, avec un temps de travail de 55h par semaine, mais dont les honoraires moyens restent inférieurs de 40% aux honoraires moyens des autres spécialités.

Le départ de 40% des effectifs formés en médecine générale vers d’autres modes d’exercice que celui de médecin traitant devrait également faire réfléchir les politiques sur ce qu’il en coûte de maltraiter ce métier.

MG France qui a alerté depuis des années sur les problèmes démographiques et d’attractivité sans être entendu ne fera pas porter sur les médecins les conséquences d’un tel aveuglement des pouvoirs publics.
MG France qui est à l’origine de tout ce qui a été innovant pour la profession, y compris l’option référent démolie par décision politique avec l’accord de certains syndicats, ne peut pas être accusé d’immobilisme et porte au contraire une ambition plus grande pour la médecine au service des patients.

MG France assume fièrement la responsabilité de cette décision et mesure sa gravité, puisqu’elle interdit la conclusion d’une convention médicale pour toutes les spécialités.
Ceux qui ont reproché au syndicat ses signatures antérieures pourront désormais reprocher à MG France ce refus de signature sans nous émouvoir…

MG France met en place dès aujourd’hui l’observatoire de la démographie des médecins traitants, pour mesurer rapidement l’impact néfaste de cette absence d’investissement nécessaire aux soins primaires sur la prise en charge des patients.

La santé des Français reste et restera au coeur des préoccupations des médecins généralistes qui feront, comme ils le font déjà aujourd’hui, le maximum et au delà pour tenter de faire face à cette situation dramatique, qu’ils regrettent amèrement et dont la responsabilité est clairement désormais celle de l’Etat.


Chers amis,

Cette phase de négociation arrive à son terme.
Cette semaine se sont tenues les dernières réunions en bilatérale.
Vous trouverez le support utilisé par l’assurance maladie à l’adresse ci-dessous :

https://www.medsyn.fr/upload/20230218110235

Vous pouvez le partager librement.
Les dernières séances en multilatérale se tiendront mercredi 22 et jeudi  23 février, la date limite d’une éventuelle signature étant le 28 Février.
Nous vous adresserons après cette ultime séance un décryptage permettant à tous de comprendre les enjeux des différentes propositions.

A ce stade, nous faisons l’analyse suivante.
Le bureau de MG France a été mandaté pour négocier avec des lignes rouges : le GS à 30 sans conditions et l’absence de contraintes. Force est de constater que notre plaidoyer n’a pas été entendu et que nous n’avons obtenu ni l’un ni l’autre.
Nous avions également comme revendication la valorisation de la complexité liée au travail du médecin traitant: consultation longue, Forfait patient médecin traitant et visite. Vous pourrez voir qu’il y a peu voire pas d’avancées sur ces sujets.

Nous organiserons un comité directeur en visio auquel sont invités tous les adhérents
le samedi 25 février à partir de 14H30
qui permettra de répondre à toutes les questions que vous vous posez
et dont voici le lien :

Sujet : Comité Directeur MG France
Heure : 25 févr. 2023 14:30 Paris
Participer à la réunion Zoom
https://us02web.zoom.us/j/83492526616?pwd=TC9OOHNwZWJUVVI2VXdIL2FHN3Z4UT09
ID de réunion : 834 9252 6616
Code secret : 435415

Un vote en ligne sera proposé aux membres du comité directeur jusqu’au dimanche 26/02 avec une question simple: souhaitez-vous que MG France signe cette convention ? Oui ou non.

La bataille continue pour les médecins généralistes traitants et l’accès aux soins de la population.
Amitiés à tous

Agnès Giannotti
Présidente de MG France

Grève de la PDSA mode d’emploi

Nous sommes libéraux : pas d’employeur à prévenir de la grève !
Pour la PDSA : il faut informer le responsable du tableau et l’ordre que tu es en grève des gardes.
Délai de prévenance au moins 48h.
Le responsable prévient l’ARS que tu ne prendras pas tes gardes. L’ARS doit interroger l’ordre et délibérer sur la demande de réquisition qui est transmise au préfet.
L’ordre de réquisition doit impérativement mentionner l’autorité demandeuse, la consultation de l’ordre et elle doit être écrite. La réquisition PDSA doit être personnelle.
À partir du moment où on est réquisitionné, à moins d’avoir une anomalie procédurale substantielle à opposer, il faut déférer à la réquisition faute de quoi on risque 3750€ d’amende et des poursuites ordinales pour manquement à la déontologie.
Prévenir directement la préfecture et l’ARS n’a qu’une utilité politique pour exercer notre pression syndicale mais aucune base réglementaire.


MG France s’insurge contre l’abandon programmé du dispositif « médecin traitant »

Contre l’abandon du dispositif du médecin traitant, MG France lance un appel à la résistance.

MG France constate que les responsables politiques envisagent d’abandonner le dispositif du médecin traitant, qui constitue pourtant le socle de la seule politique de santé ayant démontré son efficience.

Les textes parlementaires et les amendements les plus récents du gouvernement semblent en effet converger vers le démembrement du métier de médecin généraliste traitant, auquel ne restera bientôt plus que des contraintes toujours plus rudes et des perspectives toujours plus étriquées.
Ce démembrement, cette perte de sens, entraineront rapidement la fuite des médecins généralistes vers d’autres modes d’exercice, qu’ils soient en début, en cours ou en fin de carrière.

MG France est indigné par ce choix pour un système de soins sans médecin généraliste traitant, sans suivi organisé et durable, sans orientation du patient dans son parcours de soins.
La dégradation des soins qui en résulterait serait préjudiciable aux plus fragiles, comme toujours.

Fidèle à ses valeurs, MG France résistera, en défendant tout à la fois les médecins généralistes et l’accès à des soins de qualité pour tous.

Pour commencer, MG France lance le mouvement « non aux heures supplémentaires, pas de devoirs supplémentaires » :

  • arrêt de la PDSA sans repos compensateur indemnisé
  • arrêt de la participation au SAS
  • fermeture des cabinets médicaux en soirée
  • fermeture des cabinets médicaux le samedi matin

Alors que le gouvernement cherche sans vergogne à demander plus à une profession épuisée, MG France demande aux médecins généralistes de ne pas se mettre en risque personnel en travaillant trop : la santé des patients passe par la santé de leurs médecins généralistes traitants.

Un investissement majeur sur la fonction et le rôle propre du médecin généraliste traitant reste possible, pour lequel MG France se battra par tous les moyens.
MG France recherchera dès lundi matin avec les autres syndicats les moyens à envisager pour une action commune d’envergure destinée à s’opposer à ces décisions dangereuses pour la santé publique.


PPL Rist : Non à la fin du paritarisme

Les syndicats de médecins libéraux constatent que les négociations conventionnelles sont mises sous tutelle de plusieurs textes législatifs (LFSS (dont ONDAM) et PPL RIST, TRANSPARTISANE, HORIZON) et plombées par la volonté du seul Gouvernement.

La protestation est unanime et les médecins libéraux exigent que la négociation ne se fasse pas sous contrainte et que la convention garde sa pleine valeur.

Ils exigent que les moyens mis en oeuvre par la Nation soient en rapport avec les besoins de santé réels de la population.

En attente d’un signal favorable et fort du Gouvernement, les syndicats médicaux suspendent leur participation à la négociation en cours.

Contacts presse :

Avenir Spé Le Bloc:
Patrick Gasser – drpatrickgasser@gmail.com – 0610277767
Philippe Cuq – phcu@wanadoo.fr – 0608918682

CSMF : Confédération des Syndicats Médicaux Français
Franck Devulder – franck.devulder@csmf.org – 0614096456

FMF: Fédération desMédecins de France
Corinne LE SAUDER – corinnelesauder@wanadoo.fr – 0631037058

MG France
Agnes GIANNOTTI – president@mg-france.fr – 0676174701

SML : Syndicat desMédecins Libéraux
Philippe VERMESCH – president@lesml.org – 0609557724

UFML-S : Union Française pour une Médecine Libre
Jérôme Marty – Jm8939@aol.com – 0684809426



Chers amis,

MG France a participé hier à la première séance de négociation
avec l’assurance maladie, en présence de tous les syndicats
représentatifs et avec les syndicats de jeunes en tant qu’observateurs.

Chaque syndicat a exprimé ses priorités, notre présidente a
exprimé les nôtres, que vous retrouverez dans le document joint.

Tous les syndicats, y compris MG France, ont mis en avant l’urgence de
négocier les nouveaux tarifs des consultations et l’indexation de l’ASV sur l’inflation.

Tous les syndicats, sauf MG France, ont mis en avant la défense du secteur 2 qu’ils ont placé comme un préalable.
Sans surprise, aucun, sauf MG France, n’a défendu le rôle du médecin traitant.

Le directeur de l’assurance maladie a pris acte de ce
positionnement et levé la séance.
Nous attendons le nouveau calendrier de ces négociations.

D’ores et déjà, dans ce contexte, les chances d’aboutir à une convention
paraissent assez faibles à ce stade, d’autant que les éléments
financiers, dont l’ONDAM inférieur à l’inflation, semblent très loin des
besoins. Et encore plus, des exigences !

Cela n’empêchera pas le bureau et sa présidente de poursuivre la
négociation, en tentant inlassablement de convaincre assurance maladie
et responsables syndicaux de la justesse de nos/vos revendications.

Le BN.